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L’ostéopathie : efficace pour soulager la sciatique?

Définition

La sciatique est une douleur du nerf du même nom. Cette douleur, le plus souvent d’origine mécanique et inflammatoire, fait partie de la famille des névralgies du membre inférieur.

L’inflammation se situe en général à l’émergence du nerf, au niveau de la colonne lombaire ; elle prend alors l’appellation de lombo-sciatique.

Lorsque la sciatique est dite « spécifique » (inflammatoire, infectieuse, complication d’une tumeur ou d’une fracture…), elle ne peut évidemment pas figurer dans le périmètre d’action de l’ostéopathe. Celui-ci doit être capable de détecter les signes d’une atteinte située hors de son champ de compétence.

Heureusement, les sciatiques communes (liées à un simple blocage vertébral ou à une déstructuration du disque intervertébral) sont, de très loin, les plus fréquentes, puisqu’elles représentent plus de 80 % des sciatiques.

Au final, la sciatique, c’est 435 000 cas par an pour plus de 13 millions de journées d’arrêt de travail, dont plus de 8 millions sont indemnisées par l’assurance maladie. Il s’agit là d’un réel problème de Santé Publique.

Les symptômes

Régulièrement, les patients confondent la lombalgie commune (douleur lombaire qui peut s’accompagner d’une douleur fessière), avec la lombo-sciatique.

Le plus souvent, la « vraie » lombo-sciatique présente les signes cliniques suivants :

✚ Une douleur lombaire.

✚  Une irradiation douloureuse (sur un trajet très précis) dans le membre inférieur.

 

 À ces signes peuvent s’ajouter, à des degrés variables :

✚ Des sensations de fourmillements, ou paresthésies, derrière la cuisse, au mollet et au pied.

✚  Une diminution de force au membre inférieur, notamment dans la propulsion du pied ou pour relever les orteils.

✚  Une sorte d’anesthésie locale de la zone innervée par le nerf sciatique.

La sciatique : conséquence directe d’une hernie discale ?

La douleur sciatique est trop souvent associée à la présence d’une hernie discale retrouvée lors d’un examen complémentaire (IRM, scanner).

Or, pour qu’une hernie soit responsable d’une douleur sciatique, elle doit être assez importante pour créer un phénomène de compression sur le nerf, à l’intérieur de la colonne vertébrale. Fort heureusement, c’est rarement le cas et dans la plupart des irritations nerveuses de type sciatique, le phénomène compressif n’est pas le fait d’une hernie (même si elle est présente à l’IRM).

En effet, certaines études montrent qu’une IRM peut mettre en évidence une hernie chez 20 à 40% de la population, et ceci en l’absence de tout symptôme douloureux (Pr Revel ; EMC-Rhumatologie-Orthopédie 2004).

Ainsi, une hernie peut être présente, mais ne participe que faiblement voire pas du tout au phénomène mécanique responsable de l ‘apparition d’une sciatique. Et bien souvent, ce genre de douleur est le fait d’un ensemble de facteurs cumulés, face auxquels la prise en charge manipulative est une alternative très intéressante, mais pas toujours suffisante.

Un ostéopathe peut-il soigner votre sciatique ?

S’il s’agit bien d’une sciatique commune, nous avons déjà vu que votre ostéopathe est capable de la prendre en charge.

Toutefois, certaines sciatiques ne peuvent pas être traitées en thérapie manuelleparce que l’inflammation est trop puissante. On parle alors de sciatique hyperalgique(la souffrance du patient le rend intouchable), voire paralysante. Le patient doit donc être orienté vers les urgences pour une prise en charge médicamenteuse (orale ou par infiltration), éventuellement chirurgicale, qui permettra d’atténuer rapidement la douleur et de retrouver le plus vite possible la fonctionnalité du nerf.

Ces cas sont fort heureusement rarissimes, et le plus souvent, les mobilisations et manipulations lombaires effectuées par l’ostéopathe biomécanicien viendront à bout d’une sciatique. D’autre part, si l’ostéopathe juge que son intervention n’est pas suffisante ou pas judicieuse, ce dernier devra vous orienter vers les praticiens les plus indiqués pour vous soigner (kinésithérapeute, rhumatologue) comme le préconisent les recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé.

Ce qu’il faut faire parallèlement au traitement

✚ En attendant d’être pris en charge par un ostéopathe, envisagez un traitement symptomatique de la douleur (antalgiques, anti-inflammatoires prescrits par votre médecin).

✚ Surtout, évitez les positions statiques debout ou assise ; variez les postures et marchez régulièrement tant que cela est supportable.

✚ Lors des moments de repos, cherchez une position antalgique (jambes fléchies ou, au contraire, tendues).

✚ Massez et chauffez régulièrement les muscles du bas du dos, du côté de la douleur.

✚ Si vous le pouvez, n’hésitez pas à prendre un antalgique une heure avant votre consultation chez l’ostéopathe. De même, chauffez votre dos pour faciliter le travail du praticien, dont les manipulations passeront plus facilement.

✚ Enfin, n’oubliez pas que le surpoids et les activités en torsion du dos (ménage, jardinage, sports de balle) jouent un rôle prépondérant dans la survenue des sciatiques, donc soyez toujours vigilants, surtout si vous vous plaignez fréquemment de douleurs.

David Dessauge, directeur adjoint d’Ostéobio, école de formation d’ostéopathes biomécaniciens, label OSTEO. Partenariat La santé surtout – Ostéobio.net

 

6000 entorses par jour : votre ostéo peut vous soulager.

L’entorse correspond à une lésion articulaire, caractérisée par un étirement, voire une rupture des ligaments. Dans la quasi-totalité des cas, un mouvement brutal ou un traumatisme, même léger, en est la cause. Ainsi, il existe deux types d’entorses :

✚ L’entorse dite bénigne (communément appelée « foulure ») où les ligaments sont distendus sans rupture.

✚ L’entorse dite grave avec rupture totale ou partielle d’un ligament, parfois même associée à un arrachement osseux.

On compte environ 6000 entorses par jour en France (touchant surtout la cheville)mais différents profils ou facteurs favorisants augmentent les risques.

Êtes-vous à risque ?

Sont plus particulièrement concernés par les risques d’entorses :

✚ Les athlètes, professionnels ou amateurs, et les gens ayant une activité physique ponctuelle ou régulière.

✚ Les personnes qui ont déjà eu une entorse (ou autres blessures aux articulations).

✚ Les gens en surpoids ou en mauvaise condition physique.

✚ Les personnes âgées chez qui les réflexes sont plus lents en vieillissant, de sorte que les faux pas et les entorses gagnent en fréquence avec l’âge.

Entorse : les facteurs de risque

✚ Un échauffement trop court avant un effort physique intense.

✚ Un entraînement insuffisant ou mal conduit.

✚ La fatigue musculaire car la tension sur les articulations est plus importante lorsque les muscles sont fatigués, ce qui diminue la « vigilance » articulaire.

✚ Un équipement inapproprié (par exemple, porter des chaussures de marche plutôt que des chaussures de sport durant une randonnée en terrain accidenté).

✚ Une aspérité ou un changement d’état du terrain imprévu.

✚ La pratique de sport à haute énergie cinétique (football, rugby, judo etc.).

Les bons réflexes en cas d’entorse

L’entorse provoque un phénomène douloureux immédiat qui vous empêchera quasi instantanément d’utiliser l’articulation touchée. Dans un premier temps, le plus important est la prise en charge de la douleur : 

✚ L’application du protocole RICE (Rest = repos, Ice = glace, C = compression, E = élévation) est préconisée. Il vous sera bien évidement conseillé l’arrêt immédiat de l’activité.

 La pose d’une contention souple ou rigide temporaire sera réalisée, dans un second temps, afin de limiter les mouvements de l’articulation et surtout l’œdème. Il sera ensuite essentiel de vous conduire chez un médecin ou aux urgences.

✚ Sur prescription médicale, vous réaliserez des examens complémentaires permettant de poser un diagnostic le plus précis possible. Cela permettra de connaître l’importance de l’entorse (bénigne ou grave).

La prise en charge par un ostéopathe

Les entorses les plus fréquentes touchent les chevilles, puis les poignets, les doigts et les genoux.

✚ Dans le cas d’une entorse bénigne, l’ostéopathe biomécanicien pourra effectuer uneprise en charge efficace et rapide. Il pourra recourir à des mobilisations et des manœuvres pour drainer l’œdème, diminuer la douleur et la raideur musculaire active et ainsi « libérer » l’articulation. Ce résultat s’obtiendra le plus souvent en une ou deux séances réalisées en l’espace d’une ou deux semaines.

Dans le cas où l’ostéopathe est sollicité à distance du traumatisme (on dit alors que l’entorse est chronique), des techniques neuro-musculaires peuvent également être utilisées pour « dénouer » les tendons.

✚ Enfin, dans le cas d’une entorse grave, la prise en charge sera conduite, dans un premier temps, par un chirurgien orthopédiste qui pourra ordonner la pause d’une attelle ou d’un plâtre, et qui opérera, s’il le juge nécessaire, l’articulation blessée. Ensuite, vous entamerez une phase de convalescence et de rééducation en kinésithérapie. Parallèlement à cela, l’ostéopathe biomécanicien s’occupera de diminuer au maximum les douleurs et les raideurs musculaires actives afin de faciliter la rééducation. C’est la prise en charge interprofessionnelle qui reste la plus efficace pour que vous puissiez retrouver le plus rapidement possible la fonctionnalité de votre articulation.


Dans tous les cas de figure, l’ostéopathe biomécanicien est tout à fait indiqué pour intervenir. Il vous conseillera également sur les moyens d’éviter des complications telles que l’algo-neuro-dystrophie. Par exemple, des emplâtres d’argile verte sont fortement recommandés après une grave entorse, cette substance ayant des vertus anti-inflammatoires et cicatrisantes.

 Auteur: David DESSAUGE

http://www.lasantesurtout.com/6000-entorses-par-jour-votre-osteo-peut-vous-soulager/

L’ostéopathie : thérapie efficace ou vaste supercherie ?

Avec plus de 20 millions de consultations d’ostéopathie par an selon l’IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé), cette thérapie manuelle a le vent en poupe, et on aurait tendance à supposer qu’elle est efficace sur la plupart de nos troubles quotidiens, mais qu’en est-il vraiment ?

L’ostéopathie, médecine manuelle, dont le concept repose sur la capacité de soigner avec ses mains, semble promise à un avenir radieux.

En effet, avec l’explosion du mal de dos et l’apparition de nouvelles affections directement liées aux conditions de travail, tels que les Troubles Musculo-Squelettiques, l’ostéopathie propose une alternative intéressante face à une médecine allopathique en manque de solutions dans ce domaine.

Cependant, comme toute nouvelle thérapie, son intégration au système de soins divise. D’un côté, les pro-ostéopathes qui ne jurent que par cette nouvelle façon de prendre en charge un patient, de l’autre les anti-ostéopathes (le plus souvent des médecins) qui considèrent cette profession comme immature, et dont les effets bénéfiques ne font pas l’unanimité au sein de la littérature scientifique.

La faute à qui ?

Mais qui apporte vraiment le discrédit sur cette profession ? Les ostéopathes n’ont-ils pas une part de responsabilité ?

Une chose est sure, prétendre que l’ostéopathie est efficace ne veut pas dire grand chose. En effet, comme le disait Euclide : « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ».

Ainsi, fini les ostéopathes qui vous diront : « Bien sûr que je suis efficace, je le vois tous les jours en cabinet », et bonjour aux ostéopathes qui souhaitent remettre en question leurs dogmes, leur profession, et la soumettre comme toute thérapie aux résultats de la recherche clinique.

Et des résultats il y en a. Il faut juste les chercher et les accepter dans toute leur nuance.

Toute d’abord, empressons-nous de clarifier une chose essentielle : l’ostéopathie en tant que médecine manuelle ne peut pas être considérée comme efficace, pas plus que la médecine conventionnelle.

Lorsque vous êtes malade, c’est le médicament prescrit par votre médecin ou l’acte kinésithérapique ou chirurgical qui est efficace sur vos symptômes. Ce n’est pas la médecine allopathique (encore moins la sécurité sociale) qui atténue votre douleur ou qui redonne sa fonction à un organe, mais bel et bien le principe actif auquel vous avez eu recours.

Il ne viendrait à l’idée de personne de vouloir valider l’efficacité de la médecine au sens large, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’ostéopathie ? De la même manière, lorsque l’ostéopathe vous prend en charge, il dispose d’outils thérapeutiques (manipulations, mobilisations, manœuvres) qui, eux, peuvent faire (et ont déjà fait) l’objet d’études quant à leur efficacité.

Que dit la littérature scientifique ?

À ce jour, il existe encore trop peu d’études et d’essais randomisés concernant l’efficacité des outils thérapeutiques effectués par les ostéopathes en cabinet. Cependant, certaines revues et certains rapports [1] ont déjà classifié ces actes selon leur efficacité face à plusieurs motifs de consultations donnés.

En résumé, sur les troubles fonctionnels les plus fréquemment retrouvés en cabinet,les actes les plus efficaces sont les manipulations et les mobilisations articulaires vertébrales et périphériques, lesquelles répondent positivement à près de 80% des motifs de consultation de la population. En d’autres termes, ce sont les actes les plus simples et les plus directement appliqués à la zone en dysfonctionnement qui bénéficient du meilleur niveau de preuve d’efficacité. A l’inverse, les protocoles multipliant les techniques (locales, à distance, articulaires, viscérales, mécaniques, fluidiques, etc.) ne démontrent aucune efficacité supplémentaire.

En réalité, leur validation repose assez souvent sur le fait que le patient se sent globalement mieux, ce qui n’est pas la même chose que de savoir si une prise en charge a définitivement répondu positivement à un motif de consultation donné à travers l’étude de critères d’évaluation clairement définis.

La nature profonde du traitement ostéopathique

Aujourd’hui, de plus en plus d’ostéopathes ont recours à ce genre de protocoles qui, bien loin de faciliter leur intégration au parcours de santé du patient :

➤  positionnent des théories et des axiomes au centre de la prise en charge au lieu d’y placer le patient et ses particularités anatomiques ou physiologiques.

➤ survalorisent par des moyens fallacieux leurs pseudo compétences professionnelles.

➤   les incitent à délaisser des outils thérapeutiques simples et efficaces mais nécessitant un haut niveau de technicité.

➤ donnent l’impression que le traitement doit être justifié par sa quantité et non par sa qualité.

➤ contribuent à cloisonner la pratique ostéopathique par rapport aux autres médecines et thérapies.

Face à cette hétérogénéité de la pratique ostéopathique, on peut comprendre la perplexité des médecins et des paramédicaux qui ne savent pas toujours vers qui orienter leurs patients. Ces derniers sont d’ailleurs de plus en plus souvent décontenancés.

Il semblerait donc que se soit à nous, ostéopathes, d’ouvrir la porte à une interdisciplinarité depuis longtemps attendue au sein du monde médical, en commençant par rationnaliser nos concepts, ainsi que notre expertise clinique et thérapeutique.

Ceci ne signifie pas pour autant qu’une approche analytique du motif de consultation doit être favorisée au détriment d’une approche fonctionnelle plus large, bien au contraire. Toutefois, il convient d’adopter une posture professionnelle et conceptuelle plus pragmatique, et surtout plus éthique, fondée sur des éléments observables et objectivables, susceptibles de faire consensus avec les autres professions de santé. Il convient notamment d’accepter l’idée que l’on traite des symptômes avant d’oser prétendre que l’on soigne systématiquement la cause.

[1] Revues cochranes et UK evidence

Auteur: David Dessauge

http://www.lasantesurtout.com/losteopathie-therapie-efficace-ou-vaste-supercherie/

Douleurs au talon : aponévrosite plantaire et épine calcanéenne

L’aponévrosite plantaire

 

Signes cliniques :

L’aponévrosite plantaire est une des causes les plus fréquentes de talalgie (douleur au talon). Elle se manifeste par une douleur aigue, située au niveau de la partie postéro médiale de la voute plantaire. Cette douleur est  majorée lors des premiers pas, au réveil ou après une longue période de repos sans appuis au sol. Son intensité diminue après plusieurs pas, mais peut réapparaitre suite à une position statique prolongée debout. P.Tu et al (2011)

 

 

aponévrosite plantaire

Figure 1 : localisation des différentes talalgies. P.TU et al (2011)

L’aponévrosite plantaire a souvent été considérée comme un processus inflammatoire de l’aponévrose plantaire, cependant, de récentes études ont démontré qu’il s’agirait d’un processus dégénératif non inflammatoire.

Traitements :

C. Covey (2013)

Traitement non invasifs :

  • Etirement et travail sur les « trigger points »
  • Prise d’AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens)
  • Port de semelles
  • Ondes de chocs : ce traitement semble plus efficace que l’injection de corticoïdes.

Traitements invasifs :

  • Infiltrations de corticoïdes
  • Traitement par du plasma riche en plaquette (PRP)
  • Chirurgie en dernier recours

Epine calcanéenne

 

Incidence 

Il semblerait qu’environ 50% des patients présentant une aponévrosite plantaire, souffrirait d’une épine calcanéenneP.Tu et al (2011)

Signes cliniques : 

On retrouve  un point douloureux précis, apparaissant à la course, au saut, puis à la marche. A la palpation, un point douloureux exquis se trouve au niveau des tubérosités postérieures du calcanéum, à l’appui profond.»

Diagnostic :

Le diagnostic est uniquement radiologique.

Traitement :

 

Le traitement est habituellement podologique, avec le port de semelles permettant une diminution des pressions sur le talon.

epine calca

Figure 2 : Exemple d’épine calcanéenne : radiographie du pied, de profil.

Et l’ostéopathie dans tout ça?

 

Le traitement, en ostéopathie, de ces pathologies sera essentiellement symptomatique, grâce aux effets antalgiques, anti inflammatoires et myorelaxants des manipulations.

 

Covey, C. J., & Mulder, M. D. (2013). Plantar fasciitis: How best to treat? The Journal of Family Practice, 62(9), 466–471.

Tu, P., & Bytomski, J. R. (2011). Diagnosis of heel pain. American Family Physician, 84(8), 909–916.

 

La lombalgie

Qu’est ce que c’est?

La lombalgie est définie comme une douleur et/ou un inconfort, localisée au-dessous du gril costal et au-dessus du pli fessier, avec ou sans douleur dans la jambe.

Elles sont la cause de près de 6 millions de consultations chaque année et constituent la 3ème cause d’invalidité en France. (HAS 2005 : Haute autorité de santé)

Ce trouble fonctionnel touche 70% de la population des pays industrialisés, avec un pic de prévalence autour de 35 et 55 ans.

 

Evolution clinique :

La lombalgie peut être décrite comme aigue, subaiguë, récurrente ou chronique.

La lombalgie aiguë est définie comme un épisode de lombalgie persistante de moins de 4 semaines. La lombalgie subaiguë est un épisode de lombalgie compris entre 4 et 12 semaines.

La lombalgie chronique dure pendant 12 semaines ou plus.

La lombalgie récurrente est définie comme deux épisodes aigus à moins d’un an d’intervalle.

(HAS 2005)

Traitements

Imagerie :

Des radiographies du rachis lombaire (au minimum de face et de profil, éventuellement complétées par des clichés de 3⁄4 du rachis) sont recommandées en première intention, par l’HAS.

Médicamenteux :

Les lombalgie aigues :

Le traitement médicamenteux dans le cadre de lombalgies aiguës est la prescription d’AINS, de myorelaxant et d’antalgiques. (HAS 2000)

Les lombalgies chroniques :

Dans le cas de lombalgies chroniques, le traitement aura pour objectif de permettre au patient de gérer sa douleur, d’améliorer sa fonction lombaire et de favoriser sa réinsertion socio-professionnelle, le plus rapidement possible.

L’HAS préconise la prescription de :

–        paracétamol, pour son effet antalgique

–        des AINS, à dose anti inflammatoire, à visée antalgiques. Le traitement doit être de courte durée.

–        Antalgiques de niveau II, si le traitement par antalgiques de niveau I a échoué,

–        antalgiques de niveau III, si les traitements par antalgiques de niveau I et II ont échoués et qu’un syndrome dépressif est exclu.

Les infiltrations épidurales de corticoïdes peuvent être prescrites mais jamais en première intention. Il en est de même pour les infiltrations intra articulaires postérieures de corticoïdes. (HAS 2000)

Kinésithérapie :

En 2005, il n’existait aucune étude prouvant l’efficacité de la prise en charge en kinésithérapie dans le cadre des lombalgies aiguës. (HAS 2005)

Les exercices de coordination du tronc, de renforcement musculaire, ainsi que des exercices de gainage, peuvent être utilisés dans le traitement des lombalgies subaiguës et chroniques. (HAS 2005 et Delitto et al. 2012)

Thérapie manuelle :

D’après le rapport de l’Académie de médecine en 2013, les manipulations lombaires dans le cadre des lombalgies aiguës, seraient plus efficaces à court terme que les AINS (anti inflammatoire non stéroïdiens) et seraient autant efficaces que les AINS dans le cadre des lombalgies chroniques.

De plus, Delitto et al. (2012), recommande l’utilisation de manipulations vertébrales, afin de soulager les douleurs et l’invalidité des patients lombalgiques aiguës avec ou non des douleurs dans le membre inférieur. Ce même auteur conseille également les manipulations et mobilisations afin d’améliorer la mobilité vertébrale et de l’articulation coxo-fémorale, atténuer la douleur et l’invalidité des patients souffrant de lombalgies subaiguës ou chroniques avec ou non des douleurs dans le membre inférieur. (HAS 2000 +)

Dans le cadre des lombalgies chroniques, une prise en charge pluridisciplinaire est préconisée. (HAS 2000)

 

Académie nationale de médecine, (2013), les thérapies complémentaires : leur place parmi les ressources de soins
Delitto, A., George, S. Z., Van Dillen, L. R., Whitman, J. M., Sowa, G., Shekelle, P., … Orthopaedic Section of the American Physical Therapy Association. (2012). Low back pain. The Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy, 42(4), A1–57. doi:10.2519/jospt.2012.42.4.A1
HAS, (2000), Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique.
HAS, (2005), prise en charge masso-kinésithérapique dans la lombalgie commune : modalités de prescription
 

Quand ça « craque »: les 5 idées reçues

Si vous avez déjà consulté un ostéopathe, peut-être vous êtes-vous demandé s’il allait vous faire « craquer ». Et si tel fut le cas, vous avez certainement redouté cet instant. Si, à l’opposé, vous êtes ostéopathe, vous avez probablement déjà eu à faire à des patients vous demandant si vous faisiez « craquer les os ».

Les 5 idées reçues sur le « craquage »

1 ✚ On ne fait jamais craquer les os mais les articulations !

2 ✚ Le craquement articulaire n’est dû qu’à l’accélération du mouvement : en effet, un craquement ressenti dans le cadre d’une manipulation correctement effectuée n’est jamais le résultat d’un mouvement trop ample ou forcé, c’est simplement le fait de l’accélération du déplacement d’un os par rapport à l’autre, tout en restant dans une limite physiologique. Le même mouvement effectué à vitesse constante par le praticien ne produit aucun craquement. On parle alors de mobilisation articulaire, dont le résultat est le même qu’une manipulation, excepté le fait qu’il prend en général plus de temps et que son efficacité risque d’être moins durable.

3 ✚ Ingurgiter un anti-inflammatoire comporte plus de risques qu’une manipulation : il est effectivement prouvé que la prise d’anti-inflammatoires induit environ 1 accident (hémorragie, perforation, ulcère et même des accident cardio-vasculaire) pour 10 000 prescriptions, entraînant une visite obligatoire aux urgences voire, dans les cas les plus graves (notamment chez les personnes très âgées), le décès du patient.

4 ✚ Les accidents manipulatoires, quant à eux, ne sont recensés que dans un cas pour 1,2 millions de manipulations ! Et la plupart du temps, il s’agit de simples « réactions adverses bénignes », c’est-à-dire des douleurs, des réactions inflammatoires ou des fortes courbatures apparaissant dans les 48 heures consécutives à la consultation. Par ailleurs, il est extrêmement difficile de démontrer qu’un accident vasculaire gravepeut être directement lié à une manipulation car, le plus souvent, il s’agit là aussi de personnes à risque (hypertendues, sujettes à un fort taux de cholestérol ou de diabète, prenant de nombreux traitements médicamenteux).

5 ✚ Les modes d’actions et les conséquences cliniques d’une manipulation sont maintenant bien connues. Quelle que soit l’articulation ciblée, au niveau du dos, du cou ou des membres, il est en effet largement admis qu’une manipulation comporte des effets antalgiques, voire anti-inflammatoires, myo-relaxants et même à distance au niveau neuro-vasculaire. Il est aussi reconnu que la manipulation est particulièrementefficace sur les douleurs, les raideurs ou blocages articulaires aigus ou subaigus, ce qui signifie installés depuis moins de 3 mois. Au-delà de ces 3 mois, il peut être nécessaire d’associer la manipulation avec un traitement médicamenteux prescrit par le médecin et des séances de rééducation ou de détente musculaire effectuées par un physiothérapeute ou un kinésithérapeute.

En pratique : la manipulation est donc l’outil thérapeutique le plus efficace, le plus rapide et comportant le moins de contre-indications pour répondre à un trouble fonctionnel articulaire, même si quelques risques très rares existent. Toutefois, un acte médical à risque zéro n’existe pas. Il se définit toujours par un ratio bénéfice/risque et par un ensemble d’indications et de contre-indications.

Quoi qu’il en soit, on peut dire que vous aurez plus de chances de gagner au loto ou plus de risques d’être victime d’un crash aérien que de subir un accident post-manipulatoire.

Evidemment, la manipulation articulaire reste un acte à haut niveau de responsabilité et de technicité. Seuls les praticiens, ostéopathes ou chiropracteurs, dûment formés et pratiquant régulièrement, sont aptes à réaliser ce genre de geste thérapeutique.

David Dessauge, Directeur adjoint d’OSTEOBIO.

http://www.lasantesurtout.com/votre-osteo-vous-fait-craquer/

Mon bébé a la tête plate

Depuis quelques temps, vous avez remarqué que votre bébé avait l’arrière de la tête plat, ou présentait une bosse au niveau du front ? Il s’agit d’une plagiocéphalie positionnelle.

Qu’est ce que c’est ?

Les plagiocéphalies du nourrisson correspondent à une déformation de crâne et/ou de la face. Elles apparaissent suite à l’accouchement ou lors des 1er mois de vie.

 

plagiochepahaly

Quelles en sont les conséquences?

La plupart des conséquences des plagiocéphalies sont :

  • des troubles du développement, avec des nécessités d’adaptation lors de la scolarité.
  • des déformations faciales et maxillo faciales
  • des scolioses cervicales
  • des difficultés visuelles et auditives,
  • esthétiques.

Quels sont les facteurs de risques des plagiocéphalies?

Il y a 2 types de facteurs de risque de plagiocéphalies positionnelles:

  • ceux qui sont liés à l’accouchement et à la position du bébé in utéro (ante et per partum)
  • ceux qui apparaissent après l’accouchement (post partum)

La grossesse

  • primiparité (1ere grossesse)
  • le sexe masculin du bébé
  • grossesses multiples
  • age de la mère supérieur à 35 ans,
  • Oligo-hydramnios (si vous avez été sujette à cette pathologie, votre obstétricien vous l’aura stipulé)

L’accouchement :

  • position en siège
  • utilisation de forceps, de ventouse
  • appui de la sage femme sur le ventre de la mère lors de l’accouchement
  • temps de travail long : supérieur à 8h
  • la prématurité

Après l’accouchement

  • La position sur le dos (attention! Continuez de positionner votre enfant sur le dos pour éviter la mort subite du nourrisson)
  • le torticolis (50% des nourrissons ont un torticolis)
  • le positionnement préférentiel de la tête
  • le fait de donner le biberon toujours du même coté.

Comment les repérer?

Il n’est pas toujours aisé de définir la présence ou non d’une déformation du crâne de bébé par les parents, surtout lors d’un stade précoce. Voici quelques éléments qui vous mettrons sur la piste d’une plagiocéphalie:

  • bébé dort toujours avec la tête du même coté,
  • il a du mal à tourner la tête,
  • il a du mal à téter, surtout d’un coté,
  • il est en hyper-extension : impression de bébé « tonique »,
  • il « use » particulièrement ses cheveux à un endroit précis du crâne.

Les traitements:

Ils doivent être le plus précoces possible pour que les résultats soit les plus probants!

Le traitement de la plagiocéphalie passe tout d’abord par des conseils prophylactiques et des mesures de positionnement. S’il existe un torticolis, le traitement manuel est requis. Il consiste en des mobilisations douces du crâne et du cou de bébé, lui permettant de récupérer toute sa mobilité et ainsi diminuer la plagiocéphalie.

Après 6 mois, le crâne de bébé étant moins déformable, le traitement sera plus long et moins efficace.

Dans le cadre d’une plagiocéphalie sévère, sans réponse au traitement manipulait, chez un enfant de plus de 6 mois, le traitement par le port d’une orthèse crânienne (casque) doit être envisagé.

Ce qu’il faut retenir :

Dès la naissance, consulter votre ostéopathe biomécanicien, en particulier si:

  • il s’agit de votre première grossesse,
  • il s’agit d’une grossesse multiple,
  • vous avez plus de 35 ans,
  • la grossesse a été « difficile »
  • le temps de travail lors de l’accouchement a été supérieur à 8h,
  • bébé s’est présenté en siège
  • des forceps ou des ventouses ont été utilisés
  • la sage femme a appuyer fort sur votre ventre pour vous aider à accoucher
  • bébé est né prématuré,
  • bébé dort toujours avec la tête du même coté,
  • il a du mal à tourner la tête,
  • il a du mal à téter, surtout d’un coté,
  • il est en hyper-extension : impression de bébé « tonique ».

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252 avenue de la République
40600 Biscarosse

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